Les Grands Systèmes du Corps Humain

corps_humainLorsque j’ai décidé de prendre en mains ma santé, ma première révélation a été que je ne connaissais pas ou très mal le fonctionnement du corps humain. Pour m’en sortir au milieu de l’empire de la consommation qu’est la santé, entre les cures, les compléments alimentaires, les régimes miracles où dogmatiques, les lobbies, et la politique de désinformation ambiante, j’ai d’abord décidé de me cultiver.

Le premier livre que j’ai lu a donc été un Larousse du corps humain. Ainsi je repartais à la base, pour comprendre ce qui se passe réellement dans nos cellules, nos organes et autres tissus. La réalité est que le corps humain est une machine formidablement performante et extrêmement bien organisée. Comprendre son fonctionnement nous permet d’évaluer nos besoins, nos faiblesses et donc les remèdes appropriés, sans se laisser tenter par des produits commerciaux nous promettant des miracles. Et ainsi retrouver une santé optimale, un corps équilibré, résistant et tonique.

Je vous propose ici un tour d’horizon du plus précieux de vos actifs, à travers les 9 grands systèmes principaux du corps, leurs fonctions et leurs interactions. Les connaissez-vous ?

Le Squelette

squeletteIl est la charpente du corps. Son premier rôle est d’être un support pour les tissus mous. Il conditionne les mouvements et les déplacements possibles, à travers les articulations. Certaines parties du squelette offre également une fonction de protection des organes vitaux (Le crâne protège le cerveau, la colonne vertébrale protège la moelle épinière, la cage thoracique les poumons et le cœur…)

Mais les os ont aussi un rôle capital dans la physiologie du corps. Ainsi, ils renferment un tissus graisseux, la moelle, qui fabrique les globules rouges (destinés à transporter l’oxygène dans le sang) et les globules blancs (destinés à détruire les corps étrangers).

Enfin, les os emmagasinent les minéraux tel le calcium, et les libèrent en fonction des besoins des cellules.

Les muscles

Les muscles sont attachés au squelette, et produisent l’énergie nécessaire aux mouvements (se déplacer, soulever un objet, sauter) mais aussi à la parole, et aux fonctions « automatiques », à l’aide des muscles à contraction involontaire, c’est à dire autocontrôlés par notre cerveau sans l’intervention de notre conscience : Le myocarde (muscle cardiaque) bien sûr, qui régule constamment la circulation sanguine, et les muscles lisses, qui fournissent la force nécessaire aux fonctions respiratoire, et digestives.

anatomie_muscleLa bonne santé des muscles dépend d’une bonne innervation, et d’une circulation sanguine saine, pour l’apport en oxygène et en nutriments.

Le stress, agissant sur le système nerveux, peut ainsi provoquer des tensions musculaires, et, à contrario, le sport permet de faire diminuer, et de mieux gérer le stress. L’imbrication est intime entre ces deux systèmes.

De même, on comprend que fumer atrophie et « ankylose » les muscles, puisque cela implique une mauvaise circulation sanguine, et un appauvrissement de l’apport en oxygène.

Les muscles à contraction volontaire, responsables des mouvements, fonctionnent par deux : lorsque l’on contracte un muscle, on détend le muscle antagoniste. Il est donc important de toujours travailler les deux muscles antagonistes, afin d’équilibrer son corps.

Lorsque l’on pratique un sport, souvent, ce travail est automatique : courir fait travailler en même temps les muscles antagonistes des jambes… Mais si l’on pratique la musculation par exemple, qui permet de forcer sur un muscle spécifique, il est important de travailler toujours les paires de muscles : Biceps et triceps, Abdos et dorsaux…

Les muscles représentent la moitié de la masse de notre corps, et sont le principal consommateur d’énergie, et de calorie. Il est donc compréhensible que le sport permette de perdre du poids !

Le système cardio-vasculaire

vascular systemPoétiquement, le cœur est lié aux émotions. Cette notion, fortement ancrée dans l’inconscient collectif remonte à des temps anciens où l’anatomie était mal connue. Les grecs pensaient que les artères transportaient de l’air et non du sang. 2000 ans plus tard, l’anglais William Harvey découvrit que le sang, pompé par le cœur, circule dans deux réseaux : le réseau pulmonaire, et le reste du corps.

La fonction principale du cœur est ainsi de pomper en permanence du sang dans les moindres recoins de l’organisme. Il permet ainsi à tous les organes, à tous les tissus, à toutes les cellules de s’approvisionner en oxygène et en nutriments, et d’évacuer leurs déchets.

Aujourd’hui encore, les problèmes cardio-vasculaires représentent la première cause de mortalité dans les pays industrialisés. Les liens entre ces pathologies et le tabac, le cholestérol, les régimes riches en graisse et le manque d’exercice sont bien connus. Il existe des traitements médicamenteux et chirurgicaux, mais le meilleur moyen de prévention reste une bonne hygiène de vie.

Le réseau sanguin est ainsi séparé en deux « voies » : les artères qui partent du cœur, emplissent le sang d’oxygène auprès des poumons, et alimentent ensuite les cellules du corps. Et les veines, qui ramènent le sang chargé des déchets des cellules vers les grands filtres (foie principalement) où le sang est purifié avant de retourner vers le cœur. La totalité de ce réseau représente plus de 150 000 kilomètres de vaisseaux sanguin !

Une goutte de sang fait un tour complet du corps (parti du cœur, retourné vers le cœur) en une minute environ.

La puissance de cette pompe nous permet de comprendre que ce système est extrêmement réactif et s’adapte instantanément aux besoins du corps. Nous avons tous ressentit l’accélération immédiate du rythme cardiaque lorsque nous faisons un effort, pour augmenter l’approvisionnement des muscles. Cela en est un exemple représentatif. Cependant, il s’adapte à toute variation, sans même que nous en ayons conscience : un début d’infection, l’évacuation d’un corps étranger, la régulation de la température, sont autant de changement que le système cardio-vasculaire, par la circulation sanguine, va contribuer à rééquilibrer.

Le système nerveux

Image40Le cerveau est le siège de la conscience et de la créativité. Par l’intermédiaire de la moelle épinière et des nerfs, il compose un puissant réseau d’information, contrôlant tous les mouvements du corps, conscients et inconscients (Il envoie en permanence des informations aux muscles pour maintenir les postures par exemple), et centralisant tous les événements physiologiques.

Le système nerveux travaille avec les glandes endocrines à surveiller et entretenir les autres systèmes. Il est donc primordial de le préserver et d’entretenir son bon fonctionnement. (Transmission de l’information au sein des nerfs, tension)

Le système nerveux dit végétatif est la partie active inconsciemment du système. Elle contrôle les réactions réflexes, les fonctions respiratoires, cardiaques, et la constance du milieu (équilibre chimique, température…)

Les milliards de cellules nerveuses communiquent entre elles par des signaux chimiques et électriques. Elles peuvent croitre et se développer, mais sont très délicates : les nerfs endommagés par une maladie où un accident ne peuvent se réparer d’eux-mêmes.

Ce système est très réactif au stress et aux pressions psychologiques de l’environnement. Il reporte ces pressions et influe conséquemment sur les autres systèmes, comme le système digestif, endocrinien ou immunitaire.

Le système endocrinien

système endocrinien glandes hormonesIl est l’ensemble des glandes et organes qui sécrètent les hormones. Ces dernières circulent dans le sang, et sont des messagers chimiques informant à distance des évènements intervenants dans les organes, stabilisant ainsi les grands équilibres de l’organisme. Par exemple, le cœur produit une hormone (atriopeptine) qui réduit si besoin le volume du sang pour favoriser une circulation optimale. Les reins produisent une hormone (l’érythropoïétine) pour informer les os des besoins en production de globule rouge.

Lorsqu’une glande est défaillante on sait aujourd’hui combler par médicament son déficit. La pilule contraceptive est également à base d’hormones.

Le système hormonal régule des changements irréversibles comme la puberté et certains changements associés au vieillissement comme la ménopause.

La glande endocrine (qui fabrique des hormones) principale est l’hypophyse située dans le cerveau. Elle contrôle les autres glandes. Dans le cerveau se situe également la glande pinéale qui sécrète la mélatonine, responsable des cycles d’éveil et de sommeil notamment.

Il est possible pour favoriser l’endormissement d’agir sur cette hormone en cas d’insomnie.

La thyroïde, située au niveau de la gorge, régie le métabolisme, y compris le contrôle du poids, la consommation d’énergie et le rythme cardiaque.

Les glandes surrénales (situées au-dessus des reins) produisent des hormones (stéroïdes notamment) qui sont fonction de notre réaction au stress. Elles influent sur notre métabolisme, notre concentration, notre croissance ainsi que la concentration dans le sang du glucose, et des minéraux.

L’insuline est une hormone bien connue des adeptes des régimes paléo, ancestraux, ou préhistorique. Puisqu’elle est la responsable de la transformation des glucides en graisse, procédé par lequel le corps stocke l’énergie des nutriments.

Réduire sa consommation de sucre et de glucides (céréales) permet donc de fabriquer moins de graisse, et de puiser dans ses réserves pour son énergie, favorisant la perte de poids, et la tonification du corps.

Le système immunitaire

systeme_immunitaire_grLes défenses du système immunitaire protègent l’organisme contre les maladies infectieuses et les dysfonctionnements d’autres systèmes du corps. Une étroite coopération entre les défenses physiques cellulaires et chimiques assure une protection efficace. La première défense contre l’introduction au sein de l’organisme d’agents pathogènes est physique : peau, paroi de l’intestin grêle, acide gastrique de l’estomac, enzyme antibactérienne des larmes sont autant de barrières isolant l’intérieur de notre organisme contre les « intrus» potentiels.

Ensuite, c’est le système immunitaire qui déclenche une réaction d’identification, de neutralisation et d’élimination des ennemis. Inflammation, douleur, fièvre, sont souvent le signe que l’organisme se défend.

En cas de pénétration dans l’organisme d’agent pathogène, une infection survient :

reaction immunitaire simplifiée1/La réaction inflammatoire est une réaction non-spécifique, où l’organisme envoie contre les agents pathogènes des cellules (les leucocytes neutrophiles) qui vont « dévorer » et digérer les agents pathogènes, afin de les éliminer.

2/ Si l’infection persiste, deux types de défense sont activés : les lymphocytes B qui sécrètent des anticorps, et les lymphocyte T. Ces macrophages identifient les agent extérieurs et les neutralisent. Ils sont ensuite acheminés vers les différents émonctoires (poumon, peau, foie, reins…) pour être éliminés. Ces défenses, dites immunitaires, assurent aussi un devoir de mémoire, afin de réagir plus rapidement en cas de réinfection par un même agent pathogène.

Le système immunitaire est constitué en réseau (le réseau lymphatique) dans lequel circule la lymphe, qui transporte les acteurs du système de défense comme les lymphocytes. Le réseau lymphatique est ponctué de ganglions au sein desquels s’opèrent les actions de destruction des agents infectieux, et la libération des lymphocytes (qui sont des globules blancs spécifiques, destinés à attaquer les agents pathogènes). Ces ganglions gonflent en cas d’infection, ce qui est une réaction normale.

Il est intéressant de noter que le réseau lymphatique ne dispose pas d’une pompe, comme le cœur pour le sang. La lymphe circule par action de compression/décompression des muscles qui entourent le réseau. Ainsi, plus nous bougeons, plus la lymphe circule, renforçant l’efficacité de notre système immunitaire. Alors : Faites du sport, c’est bon pour vos défenses !

Un mauvais état de santé général affaiblit la résistance du corps, le système immunitaire étant étroitement lié aux autres. Par exemple, les lymphocytes (globules blancs) sont fabriqués au départ par la moelle des os. Un squelette sain est donc essentiel pour un bon système immunitaire.

Le système respiratoire

système respiratoireIl est constitué de la sphère ORL, des poumons et des muscles responsables de l’entrée et sortie de l’air dans les poumons, où se font les échanges gazeux entre l’intérieur et l’extérieur de l’organisme. Ils se contractent 12 à 80 fois par minute pour approvisionner le corps en oxygène et éliminer le gaz carbonique.

Il est une porte d’entrée pour des agents pathogènes et autres polluants de l’air, qui sont pris en charge par le système immunitaire le cas échéant. Dans les pays industrialisé, la baisse de qualité de l’air entraine l’augmentation des maladies du système respiratoire (asthme notamment). Il est également fortement touché par la consommation de tabac (cancer du poumon, bronchites chroniques…)

La respiration est un agent très important dans la pratique du sport et de la méditation. Travailler et maitriser sa respiration peut agir sur le système nerveux, et par conséquent sur le métabolisme en général, ainsi que sur la digestion. Cela permet également de maitriser son stress, et d’améliorer son sommeil.

Le système digestif

NOTE : Un prochain article traitera plus en détail du système digestif, car la santé passe d’abord par une bonne alimentation, sa compréhension est essentielle ! Abonnez-vous à notre newsletter, pour ne pas rater la parution d’un article – Cliquez ici.

système digestifLes 9 mètres de tube qui vont de la bouche à l’anus remplissent plusieurs fonctions : Ils stockent la nourriture, la digère, éliminent les déchets et assurent la meilleure exploitation des éléments nutritifs. Un bon fonctionnement des systèmes immunitaires et nerveux ainsi qu’un bon équilibre psychologique permettent une digestion efficace.

L’intestin grêle est la principale porte d’entrée de l’organisme. Il est important qu’elle soit bien protégée !

La nourriture est d’abord dégradée par notre action masticatoire, et par les enzymes présentent dans la salive. Ensuite, le bol alimentaire que nous avalons tombe dans l’estomac, où un bain d’acide chlorhydrique tue la plupart des bactéries et poursuit la dissolution de la matière en un « plasma » appelé Chyme.

Ce dernier poursuit sa route dans l’intestin grêle, où des bactéries physiologiques (les « bonnes bactéries ») ainsi que les enzymes produites par les muqueuses intestinales, le foie, le pancréas et la vésicule biliaire, dégradent les aliments en nutriments assimilables : les sucres deviennent sucres simples (glucose), les graisses du glycérol et des acides gras, les protéines des acides aminés…

Ces nutriments passent à travers la parois intestinale à destination du sang, pour être acheminés aux cellules. Le reste poursuit sa route vers le gros intestin, le colon et le rectum.

Notons que les sels minéraux sont assimilés directement et passent tout de suite dans le sang.

Dans le gros intestin, l’eau des résidus alimentaires est absorbée, et les déchets accumulés dans cet émonctoire sont éliminés, formant les fèces qui seront progressivement acheminées vers le rectum.

Les fibres des aliments sont importantes, car elle sont une partie non digérable des aliments, et favorisent la circulation et la bonne élimination dans les intestins.

Le système urinaire

systeme-urinaire0Quelques mots du système urinaire, complémentaire des autres. Il gère l’élimination des déchets, et contribue à l’équilibre chimique de l’organisme. L’urine est formée dans les reins, et est liée à la circulation sanguine (acheminant ces déchets) à la tension artérielle, à la production d’hormones, et aux différents cycles, notamment d’éveil et de sommeil.

On peut noter que les reins sont situés assez haut dans le corps, presque au niveau des côtes.

Bien s’hydrater est essentiel pour prévenir des problèmes rénaux.

Notons que 50% du poids des selles est constitué de bactéries mortes ou vivantes, alors que l’urine n’en contient aucune… Pas très glamour, mais intéressant non ?

Voilà la fin de notre tour d’horizon du fonctionnement du corps humain.

Vous pouvez approfondir vos connaissances en achetant comme moi le Larousse du corps humain, superbement illustré et très clair !

Voici un lien pour l’acheter directement :

Laissez-moi un commentaire ci dessous :

–       Connaissiez-vous les grands systèmes du corps ?

–       Avez-vous des questions sur le fonctionnement du corps ?